PSI : Prêt spécial à l’investissement

Le prêt spécial à l’investissement (PSI) désignait en France un prêt à long terme, bonifié par l’État, réservé aux entreprises industrielles et à celles du bâtiment et des travaux publics qui engageaient des investissements jugés prioritaires. Il faisait partie des crédits à taux aidé par lesquels les pouvoirs publics orientaient l’investissement des entreprises. Ce dispositif appartient à l’histoire du financement des entreprises et n’est plus proposé sous ce nom.
À qui s’adressait le PSI ?
Le PSI visait les entreprises de l’industrie et du BTP dont les projets répondaient aux priorités de la politique économique de l’époque, par exemple :
- l’automatisation et la modernisation des fabrications ;
- le développement des exportations ;
- le renouvellement du tissu industriel.
Le caractère prioritaire du projet conditionnait l’accès au prêt : il ne s’agissait pas d’un crédit d’investissement ordinaire, ouvert à toute entreprise.
Un prêt à long terme finance des biens durables, comme des bâtiments, des machines ou des équipements, dont l’entreprise tirera profit pendant plusieurs années ; il se rembourse progressivement, au rythme des revenus que ces investissements doivent dégager.
Le mécanisme de la bonification
Un prêt bonifié est un prêt dont le taux d’intérêt est abaissé grâce à une aide publique : l’État verse au prêteur une bonification qui compense la différence entre le taux normalement pratiqué et le taux plus faible payé par l’emprunteur. Pour l’entreprise, le coût du crédit est réduit ; pour l’État, la bonification est une dépense budgétaire qui permet d’orienter l’investissement vers les secteurs qu’il veut encourager sans prêter lui-même.
Les établissements distributeurs
Les PSI étaient distribués par des établissements financiers spécialisés dans le crédit à moyen et long terme aux entreprises :
- le Crédit national, établissement de crédit à long terme pour l’industrie ;
- les sociétés de développement régional (SDR), chargées de financer les entreprises de leur région ;
- le Crédit d’équipement des petites et moyennes entreprises (CEPME).
Ces établissements ont depuis disparu ou ont été intégrés à d’autres structures : le CEPME est ainsi l’un des ancêtres de l’actuelle Bpifrance.
Que reste-t-il de ce type d’aide ?
Avec la libéralisation du système financier français dans les années 1980, l’encadrement du crédit et une grande partie des prêts bonifiés ont été progressivement abandonnés. L’aide publique à l’investissement passe aujourd’hui par d’autres canaux : prêts et garanties de Bpifrance, aides des régions, dispositifs fiscaux. Ces mécanismes évoluent régulièrement : pour un projet actuel, il convient de vérifier les conditions en vigueur auprès des organismes concernés, de sa banque ou d’un expert-comptable. Pour les notions de base, voir aussi la comptabilité en partie double.




vous devez être connecter pour déposer un commentaire connecter