Concours bancaires courants: concours bancaire courant
Les concours bancaires courants sont les crédits à court terme qu’une banque accorde à une entreprise pour financer ses besoins de trésorerie : découverts, facilités de caisse, crédits de campagne, escompte d’effets de commerce ou mobilisation de créances. Dans le plan comptable général, ils figurent au passif du bilan parmi les emprunts et dettes auprès des établissements de crédit, avec un renvoi au pied du bilan qui isole les « concours bancaires courants et soldes créditeurs de banques ». Ils forment la trésorerie passive de l’entreprise et se retranchent des disponibilités pour calculer la trésorerie nette.
Quelles formes prennent les concours bancaires courants ?
- Le découvert autorisé : la banque accepte que le compte soit débiteur, dans une limite et pour une durée convenues, moyennant des agios.
- La facilité de caisse : un découvert de quelques jours, destiné à absorber un décalage ponctuel entre encaissements et décaissements, par exemple en fin de mois.
- Le crédit de campagne : un financement saisonnier pour les activités dont les ventes sont concentrées sur une partie de l’année.
- L’escompte : la banque avance le montant d’un effet de commerce (lettre de change, billet à ordre) avant son échéance, déduction faite des intérêts.
- La cession de créances professionnelles, dite « Dailly », et plus largement toute mobilisation de créances clients.
Où apparaissent-ils dans les comptes ?
Le plan comptable général leur réserve le compte 519 « Concours bancaires courants », qui accueille notamment les crédits de mobilisation de créances commerciales et les intérêts courus correspondants. Un simple solde bancaire créditeur pour l’entreprise, c’est-à-dire un compte 512 devenu créditeur, relève de la même catégorie. Au bilan, ces montants sont fondus dans le poste « Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit », mais leur part est indiquée à part, car un analyste ne lit pas de la même façon un emprunt à sept ans et un découvert renouvelé chaque mois.
Concours bancaires et trésorerie nette
La trésorerie nette d’une entreprise se calcule en retranchant les concours bancaires courants des disponibilités (caisse, comptes bancaires créditeurs, éventuellement valeurs mobilières de placement facilement cessibles). Elle se retrouve aussi par la différence entre le fonds de roulement net global et le besoin en fonds de roulement. Une trésorerie nette négative signifie que l’entreprise finance une partie de son cycle d’exploitation par des crédits bancaires à court terme, ce qui la rend dépendante du maintien de ces lignes.
Ce que révèle leur niveau
Un recours modéré et temporaire aux concours bancaires est normal ; un recours permanent et croissant est un signal de tension. Les analystes rapportent leur montant au chiffre d’affaires, au total des dettes ou au besoin en fonds de roulement, et surveillent leur coût : agios, commissions de mouvement ou de plus fort découvert. Ils gardent aussi à l’esprit leur fragilité juridique : un crédit à durée indéterminée peut être réduit ou interrompu par la banque sous réserve d’un préavis prévu par la loi, dont les modalités peuvent évoluer. Réduire les concours bancaires passe donc par une action sur le besoin en fonds de roulement (stocks, délais clients et fournisseurs) ou par un financement plus stable, comme un emprunt à moyen terme ou un apport en capital.



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