Comptabilité analytique d'exploitation

La comptabilité analytique d’exploitation est une comptabilité interne à l’entreprise, facultative, qui calcule les coûts et les résultats par produit, par activité, par atelier ou par centre de responsabilité. Contrairement à la comptabilité générale, elle n’obéit à aucune obligation légale de forme : chaque entreprise l’organise selon ses besoins. Le terme était employé par les plans comptables français de 1957 et de 1982 ; on parle aujourd’hui plus volontiers de comptabilité de gestion.
Les objectifs
- connaître les coûts des différents produits, fonctions et activités ;
- fournir des bases pour fixer les prix de vente ;
- expliquer le résultat en le décomposant par produit ou par marché, et repérer les zones de performance et de non-performance ;
- évaluer certains éléments du bilan, comme les stocks de produits fabriqués ;
- établir des prévisions et comparer les réalisations aux prévisions.
Comptabilité générale et comptabilité analytique
La comptabilité générale enregistre les flux avec l’extérieur et classe les charges par nature : achats, services extérieurs, impôts, charges de personnel. Elle est obligatoire et réglementée. La comptabilité analytique reclasse ces charges par destination, c’est-à-dire selon l’usage qui en est fait dans l’entreprise. Elle part des charges de la comptabilité générale, en écarte certaines, dites non incorporables, et en ajoute d’autres, dites supplétives, comme la rémunération des capitaux propres ou celle du travail de l’exploitant individuel. Les résultats des deux comptabilités doivent pouvoir être rapprochés.
Les principales méthodes
- la méthode des coûts complets, qui répartit toutes les charges, directes et indirectes, au moyen de centres d’analyse ;
- les méthodes de coûts partiels, comme les coûts variables, qui ne retiennent qu’une partie des charges ;
- l’imputation rationnelle des charges fixes, qui neutralise l’effet des variations d’activité sur les coûts ;
- les coûts préétablis ou standards, qui permettent d’analyser les écarts entre prévisions et réalisations ;
- la méthode fondée sur les activités (ABC), qui rattache les charges indirectes aux activités qui les génèrent.
Les étapes du calcul des coûts complets
La démarche classique suit le cycle d’exploitation :
- le coût d’achat des matières et des marchandises ;
- le coût de production des produits fabriqués ;
- le coût de revient, qui ajoute au coût de production des produits vendus les coûts de distribution ;
- le résultat analytique, différence entre le prix de vente et le coût de revient.
Les entrées et sorties de stocks sont suivies par un inventaire permanent, valorisé par exemple au coût moyen pondéré ou selon la méthode du premier entré, premier sorti.




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