Valorisation des stocks

Présentation
La valorisation des stocks consiste à attribuer une valeur monétaire aux marchandises, matières, produits en cours et produits finis détenus par l’entreprise, à leur entrée comme à leur sortie du stock. À l’entrée, les éléments sont évalués au coût d’achat ou au coût de production ; à la sortie, plusieurs méthodes existent, dont le coût moyen pondéré et le premier entré, premier sorti. Le choix de la méthode influence directement le montant du stock inscrit au bilan et le résultat de l’exercice.
La valorisation à l’entrée en stock
Les marchandises et matières achetées entrent au coût d’acquisition : prix d’achat net des remises et rabais, augmenté des frais accessoires directement liés à l’achat (transport, droits de douane, taxes non récupérables, frais de réception). Les produits fabriqués entrent au coût de production : coût des matières consommées, charges directes de production et quote-part des charges indirectes de production. Les charges administratives générales et les frais de commercialisation en sont exclus ; les frais financiers ne sont incorporés que dans des cas limités.
Les méthodes de valorisation des sorties
- Le coût moyen pondéré (CMP) : le coût unitaire est recalculé, soit après chaque entrée, soit en fin de période, en divisant la valeur totale des stocks par les quantités. Il lisse les variations de prix.
- Le premier entré, premier sorti (PEPS ou FIFO) : les sorties sont valorisées au coût des lots les plus anciens ; le stock restant est donc évalué aux prix les plus récents.
- Le dernier entré, premier sorti (DEPS ou LIFO) : les sorties sont valorisées au coût des lots les plus récents ; le stock restant reste aux prix anciens.
- Le NIFO (next in, first out) : les sorties sont valorisées au coût de remplacement, c’est-à-dire au prix que coûterait un nouvel achat.
- Le coût standard ou le coût approché : des coûts prédéterminés, utilisés en gestion, avec régularisation des écarts en fin de période.
En France, le plan comptable général n’admet, pour les articles interchangeables, que le coût moyen pondéré et le premier entré, premier sorti. La méthode du dernier entré, premier sorti est interdite dans les comptes individuels, et les normes internationales IFRS l’ont également écartée. Les articles identifiables (biens uniques, numéros de série) sont valorisés à leur coût réel individuel. Les autres méthodes relèvent de la comptabilité analytique et de la gestion interne.
L’effet du choix sur le résultat
En période de hausse des prix, le PEPS donne un stock final élevé et un coût des ventes faible, donc un résultat plus élevé ; le DEPS produit l’inverse ; le CMP se situe entre les deux. C’est pourquoi le principe de permanence des méthodes impose de conserver la méthode retenue d’un exercice à l’autre, et de justifier tout changement.
La dépréciation des stocks
À la clôture, la valeur d’entrée est comparée à la valeur actuelle, c’est-à-dire au prix de vente probable diminué des frais restant à engager. Si cette valeur est inférieure au coût, une dépréciation est constatée pour ramener le stock à sa valeur réelle : articles démodés, abîmés, invendables ou dont le prix de marché a chuté.
Inventaire et comptabilité
Le stock inscrit au bilan résulte de l’inventaire physique, obligatoire au moins une fois par an, rapproché des fiches tenues en comptabilité matière. La variation entre le stock initial et le stock final est portée au compte de résultat, où elle corrige les achats de la période pour faire apparaître la consommation réelle.



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