Inventaire en comptabilité

L’inventaire en comptabilité est l’ensemble des opérations par lesquelles une entreprise vérifie, à la clôture de l’exercice, l’existence et la valeur de tous les éléments de son patrimoine. C’est une obligation légale : il permet d’établir des comptes annuels qui correspondent à la réalité et non à la seule addition des écritures de l’année.
Une obligation légale
En France, l’article L123-12 du Code de commerce impose à tout commerçant de contrôler par inventaire, au moins une fois tous les douze mois, l’existence et la valeur des éléments actifs et passifs du patrimoine de l’entreprise. Les données de l’inventaire sont conservées et regroupées de façon à justifier le contenu de chaque poste du bilan. Les obligations sont allégées pour les plus petites entreprises, selon leur régime fiscal ; les seuils et modalités évoluant, il faut se référer aux textes en vigueur.
L’inventaire physique
La première étape consiste à recenser matériellement ce que possède l’entreprise :
- les stocks de marchandises, de matières premières, d’en-cours et de produits finis, comptés et évalués ;
- les immobilisations : machines, matériel, véhicules, mobilier, dont on vérifie la présence et l’état ;
- la trésorerie : caisse comptée, comptes bancaires rapprochés des relevés.
On distingue l’inventaire intermittent, réalisé à la clôture, et l’inventaire permanent, qui suit les entrées et sorties en continu ; même dans ce second cas, un comptage physique reste nécessaire pour vérifier les écarts.
Les écritures d’inventaire
L’inventaire comptable ajuste ensuite les comptes pour respecter les principes de prudence et d’indépendance des exercices :
- constatation des amortissements des immobilisations ;
- enregistrement des dépréciations des stocks et des créances douteuses ;
- constitution des provisions pour risques et charges ;
- régularisation des charges et des produits : charges à payer, produits à recevoir, charges et produits constatés d’avance ;
- constatation de la variation des stocks entre le début et la fin de l’exercice.
L’évaluation des éléments inventoriés
Compter ne suffit pas : chaque élément doit être évalué selon les règles comptables. Les stocks sont en principe retenus à leur coût d’acquisition ou de production ; si leur valeur actuelle est inférieure, par exemple parce qu’ils sont abîmés ou démodés, une dépréciation est constatée. Les créances sont examinées une à une : celles dont le recouvrement paraît compromis sont dépréciées. Les écarts entre le stock compté et le stock théorique doivent être expliqués, car ils peuvent révéler des erreurs de saisie, de la casse ou des vols.
Du bilan aux comptes annuels
Une fois ces écritures passées, la balance définitive permet d’établir le bilan, le compte de résultat et, le cas échéant, l’annexe. L’inventaire détermine ainsi le résultat de l’exercice et la valeur des capitaux propres à la clôture. Un inventaire bâclé fausse le résultat, l’impôt et l’image donnée aux associés, aux banques et aux partenaires.



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