Comptable indépendant

L’expression « comptable indépendant » désigne soit un professionnel de la comptabilité qui travaille à son compte, soit la comptabilité que doit tenir un travailleur indépendant pour son activité. Les deux sujets se rejoignent : l’indépendant doit présenter des comptes fiables à plusieurs administrations, et il peut les tenir lui-même ou les confier à un professionnel. Les règles évoquées ici évoluent régulièrement et diffèrent d’un pays à l’autre.
Exercer la comptabilité à son compte
En France, tenir, surveiller ou présenter la comptabilité d’entreprises dont on n’est pas salarié est réservé aux experts-comptables inscrits à l’Ordre, en vertu d’une ordonnance de 1945. Un comptable qui n’a pas ce titre peut travailler comme salarié d’une entreprise ou d’un cabinet, mais il ne peut pas proposer la tenue de comptabilité à des clients en libéral : il s’exposerait à des poursuites pour exercice illégal de la profession.
En Suisse, où l’on parle volontiers de bureau fiduciaire, la tenue de comptabilité pour des tiers est plus ouverte. En revanche, la révision des comptes est réservée à des réviseurs agréés.
Les obligations comptables du travailleur indépendant en France
Les obligations dépendent du régime choisi :
- en micro-entreprise, la comptabilité est allégée : un livre des recettes et, pour une activité de vente, un registre des achats ;
- pour une activité libérale au régime de la déclaration contrôlée, une comptabilité de trésorerie suffit, avec un livre-journal des recettes et des dépenses et un registre des immobilisations ;
- pour une activité commerciale ou artisanale au régime réel, une comptabilité complète est exigée, avec bilan et compte de résultat.
Pour aller plus loin, lire l’article Comptabilité travailleur indépendant.
Les obligations en Suisse
En Suisse, le Code des obligations permet aux entreprises individuelles dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500 000 francs de se limiter à une comptabilité simplifiée des recettes, des dépenses et du patrimoine. Ces chiffres servent aussi à calculer les cotisations à l’assurance-vieillesse et survivants (AVS), fondées sur le revenu de l’activité indépendante communiqué par l’administration fiscale.
Pourquoi garder la main sur ses comptes
Même lorsqu’il confie sa comptabilité à un expert-comptable ou à une fiduciaire, l’indépendant a intérêt à comprendre ses propres chiffres. Suivre sa trésorerie, ses marges et ses échéances fiscales et sociales lui permet de prendre de bonnes décisions : fixer ses prix, investir, constituer une réserve pour les périodes creuses. Un logiciel simple et un rapprochement bancaire régulier suffisent souvent pour garder une vision claire de son activité, le professionnel se chargeant des écritures de fin d’année et des déclarations. En France, la mission confiée à un expert-comptable est décrite dans une lettre de mission, qui précise les tâches et les honoraires. Dans tous les cas, l’indépendant doit conserver ses factures et pièces justificatives pendant la durée légale, qui varie selon les pays et la nature des documents.




vous devez être connecter pour déposer un commentaire connecter