La comptabilité : débit / crédit: débit crédit définition
En comptabilité, le débit et le crédit sont les deux côtés de chaque compte : le débit s’inscrit à gauche, le crédit à droite. Selon le principe de la partie double, toute opération est enregistrée à la fois au débit d’un ou plusieurs comptes et au crédit d’un ou plusieurs autres, pour des montants strictement égaux. Comprendre cette règle est la première étape pour lire et passer des écritures comptables.
D’où viennent les mots débit et crédit ?
Les deux termes viennent du latin : debere signifie « devoir » et credere « croire, faire confiance ». À l’origine, un compte de tiers débité signalait que ce tiers « doit » quelque chose à l’entreprise, et un compte crédité qu’il lui a « fait confiance », donc qu’elle lui doit de l’argent. Par extension, la logique s’est appliquée à tous les comptes. La comptabilité en partie double a été décrite de façon systématique par le moine italien Luca Pacioli dans un ouvrage publié à Venise en 1494, même si elle était pratiquée avant lui par les marchands italiens.
La règle selon le type de compte
- Comptes d’actif (immobilisations, stocks, créances, banque) : ils augmentent au débit et diminuent au crédit.
- Comptes de passif (capitaux propres, emprunts, dettes) : ils augmentent au crédit et diminuent au débit.
- Comptes de charges : ils s’enregistrent au débit.
- Comptes de produits : ils s’enregistrent au crédit.
Cette convention est cohérente avec le bilan : un bénéfice augmente les capitaux propres, qui figurent au passif. Les produits, qui augmentent le résultat, sont donc logiquement inscrits au crédit, et les charges au débit.
Deux exemples d’écritures
Une entreprise achète des marchandises et les paie par virement. Elle débite le compte 607 « Achats de marchandises », car elle supporte une charge, et crédite le compte 512 « Banques », car sa trésorerie diminue.
La même entreprise vend des marchandises à un client qui paiera plus tard. Elle débite le compte 411 « Clients », car elle détient une créance, et crédite le compte 707 « Ventes de marchandises », car elle réalise un produit. Lorsque le client paie, elle débite la banque et crédite le compte client, dont le solde revient à zéro.
Dans chacun de ces cas, le total inscrit au débit est égal au total inscrit au crédit. Cette égalité permet de vérifier, grâce à la balance des comptes, qu’aucune écriture n’a été saisie de manière déséquilibrée. Elle ne garantit pas pour autant que le bon compte a été choisi : une charge imputée par erreur dans un autre compte de charge laisse la balance parfaitement équilibrée.
Solde débiteur, solde créditeur
Le solde d’un compte est la différence entre le total de ses débits et celui de ses crédits. Un solde débiteur signifie que les débits l’emportent, comme c’est normalement le cas pour un compte de banque approvisionné. Un solde créditeur signifie l’inverse, comme pour un compte fournisseur qui reste à payer. Attention au vocabulaire bancaire : sur un relevé, la banque présente le compte de son point de vue, si bien qu’un « crédit » sur le relevé correspond à un débit dans la comptabilité de l’entreprise.




vous devez être connecter pour déposer un commentaire connecter