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La précision des comptes provisoires: - C'est Savoir.fr

La précision des comptes provisoires:

> > La précision des comptes provisoires: ; écrit le: 2 mars 2012 par admin

S’il est difficile d’apprécier la précision du compte définitif (sauf à dire qu’elle est inférieure à celle des résultats de l’année de base, elle-même inconnue…), on peut en revanche être certain que celui-ci est meilleur que le compte provisoire, puisqu’il intègre des données plus complètes et de meilleure qualité.

La comparaison du compte provisoire de l’année n et du compte défi­nitif de l’année n donne une indication sur l’incertitude qui affecte le premier. On y trouve des écarts significatifs entre les niveaux des évalua­tions provisoires et définitives pour une année donnée. Notamment pour les soldes de certains comptes en vertu d’un « effet poubelle » : les « erreurs » sur les postes d’un compte se répercutent sur son solde sans nécessairement se compenser, et l’écart relatif est d’autant plus élevé que le solde est faible.

L’incertitude des évaluations provisoires doit cependant être moins appréhendée en termes de précision que dans une optique de fiabilité, c’est-à- dire en envisageant la précision par rapport aux besoins des utilisateurs. ceux-ci sont plutôt intéressés par les évolutions et celles-ci semblent plus précises que les niveaux. On peut souligner que la forte précision apparente de certaines évolutions peut sembler insuffisante lorsqu’il s’agit de données lourdes d’enjeux sociaux et politiques (par exemple l’évolution du pouvoir d’achat des salaires en 1981, révisée seulement de 0,8 %, mais qui avait été annoncée négative dans le provisoire, alors qu’elle a été finalement positive). L’INSEE insiste sur le fait que les profils des taux de croissance (c’est-à-dire les accéléra­tions ou les décélérations de la croissance) sont généralement moins révisés que les taux eux-mêmes, ce qui renforce l’intérêt des comptes provisoires.

Les révisions effectuées entre les comptes provisoires et définitifs sont supérieures en base 1980 à celles constatées en base 1971. Les premiers comptes en base 1995 semblent également bénéficier d’amples révi­sions. C’est ainsi que les données publiées en 2002 annoncent une croissance du volume du PIB de 3,8 % pour 2000 (compte semi-défi­nitif), alors qu’en 2001 le compte provisoire indiquait « seulement » 3,1 % pour cette même année 2000 La croissance de 1999, évaluée à 2,9 % dans le semi-définitif publié en 2001, est portée à 3,2 % dans le définitif publié en 2002. En 2001, la croissance de la valeur de la FBCF des SNF pour les deux années précédentes était de 16 % ; en 2002, cette même croissance est évaluée à 22 %. Mais cette ampleur accrue des révisions ne trahit pas nécessairement une dégradation de la qualité des comptes nationaux. Bien au contraire. L’INSEE l’explique par une amélioration de la qualité des comptes définitifs plus forte que celle des comptes provisoires (par construction, un compte définitif qui mobiliserait des sources peu différentes de celles qui sont utilisées pour construire le compte provisoire serait peu différent de celui-ci). On peut penser cependant que les révisions seraient moins fortes si la conjonc­ture depuis 1986 (premier compte provisoire de la base 1980) avait été moins chaotique. Il est en effet établi que les comptes provisoires ont tendance à « lisser » les évolutions. Les causes en sont la prudence des comptables nationaux, mais aussi le fait que certains indicateurs sont structurellement biaisés : les indicateurs d’activité utilisés pour élaborer le provisoire sont souvent construits à partir de comparatifs, ce qui sous- estime les créations de nouvelles entreprises en cas d’accélération conjoncturelle et les disparitions d’entreprises en cas de décélération.
Il est important de souligner que la fiabilité des comptes ne doit pas être seulement appréciée « en moyenne ». Ce qui devrait importer à l’utilisateur, c’est l’incertitude que fait peser sur l’appréciation d’une évolution l’éventualité d’une révision ultérieure dont l’ampleur reste imprévisible. De ce point de vue, il faut bien constater que « la quasi- totalité des analyses ne prennent pas en compte le fait que les données non définitives seront par la suite modifiées, et considèrent ces données comme aussi sures que les données définitives.

formation brute de capital fixe (FBCF);  sociétés non financières(SNF)

Vidéo : La précision des comptes provisoires:

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