Travaux en cours comptabilité

En comptabilité, les travaux en cours sont des travaux commencés mais non achevés à la date de clôture de l’exercice, que l’entreprise exécute le plus souvent pour un client. Ils font partie des en-cours de production : à l’inventaire, ils sont évalués et inscrits à l’actif du bilan, parmi les stocks, afin que les charges déjà engagées pour ces travaux ne pèsent pas à tort sur le résultat de l’exercice.
Définition et exemples
On parle de travaux en cours pour des ouvrages ou des prestations en cours d’exécution : un chantier de construction inachevé, une étude d’ingénierie partiellement réalisée, une mission de conseil en cours. Ils se distinguent des produits en cours, qui concernent la fabrication de biens, et des produits finis, achevés et prêts à être vendus. Les travaux que l’entreprise réalise pour elle-même et qui deviendront une immobilisation suivent une autre logique : ils relèvent des immobilisations en cours et de la production immobilisée.
Le classement dans le plan comptable
Dans le plan comptable général français, les en-cours figurent dans la classe 3, consacrée aux stocks et en-cours : le compte 33 « En-cours de production de biens », qui comprend notamment les travaux en cours, et le compte 34 « En-cours de production de services ». D’autres référentiels, comme le code général de normalisation comptable marocain, retiennent des classements voisins. Les intitulés et numéros de comptes peuvent évoluer avec la réglementation : il faut se reporter au plan comptable en vigueur.
L’écriture d’inventaire
Pendant l’exercice, les dépenses liées aux travaux (matières, main-d’œuvre, sous-traitance) sont enregistrées en charges, dans la classe 6, selon leur nature. À la clôture, l’entreprise évalue les travaux non achevés et constate un stock final :
- l’en-cours de fin d’exercice est porté au débit du compte d’en-cours ;
- la contrepartie est créditée au compte de variation des en-cours de production, compte de produit de la classe 7 (en France, subdivision du compte 713 « Variation des stocks »).
À l’exercice suivant, le stock initial est soldé par l’écriture inverse, puis un nouvel en-cours est constaté à la clôture. La variation des en-cours apparaît ainsi au compte de résultat, ou au compte de produits et charges (CPC) selon la terminologie marocaine.
L’évaluation
Les travaux en cours sont évalués à leur coût de production : coût des matières consommées, charges directes de production et quote-part des charges indirectes raisonnablement rattachables à la production. Les frais de commercialisation en sont exclus, de même, sauf exceptions prévues par les textes, que les frais financiers. Une dépréciation est constatée si la valeur de réalisation attendue devient inférieure au coût.
Pour les contrats à long terme, dont l’exécution s’étend sur plusieurs exercices, deux approches existent : la méthode à l’achèvement, qui ne dégage le résultat qu’à la fin du contrat, et la méthode à l’avancement, qui reconnaît le chiffre d’affaires et la marge au fur et à mesure de l’exécution. Le choix et les conditions d’application dépendent du référentiel comptable ; les règles évoluent, et il est prudent de vérifier les textes en vigueur ou de consulter un expert-comptable.
À lire aussi
- Production en cours
- Production immobilisée comptabilité : les travaux faits par l’entreprise pour elle-même et inscrits en immobilisations.
- Cpc comptabilité : le compte de produits et charges.




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