la comptabilité : erreurs

Accueil » Comptabilité générale » la comptabilité : erreurs écrit le: 24 février 2012 par admin

Le 8 novembre 2001, le groupe de trading en énergie Enron déposait à la Securities and Exchange Commis­sion un communiqué annonçant son intention de corriger le montant de ses capitaux propres de 1,2 milliard de dollars et de republier ses comptes à partir de 1997. Ce qui,  au départ, avait l’apparence anodine d’un problème d’erreur comptable s’avérera une fraude considérable, entraînant la disparition de la société ainsi que celle d’une des firmes d’audit les plus prestigieuses, et des conséquences médiatiques incalcu­lables qui en feront le symbole des grands dérèglements financiers du début du xxie siècle.
Avec Enron et les autres affaires qui suivront, la no­tion d’erreur comptable entre dans l’histoire avec une dimension inconnue jusque-là. On estime qu’entre 1997 et 2007, le nombre de sociétés américaines ayant re­connu des erreurs a été multiplié par 10, atteignant presque 1 200 cas en 2006, sans que des fraudes soient pourtant en cause dans la plupart des cas.
La réalité des erreurs comptables n’est pourtant pas toujours à la mesure de ces statistiques alarmantes.
En 2005, General Electric publie, à grand renfort de commentaires dans le rapport de gestion et dans sa communication financière, une correction de ses comp­tes 2001 à 2004. Le montant enjeu n’est pas très signifi­catif, 226 millions de dollars sur l’exercice 2004, mais concerne un sujet comptable complexe et sensible rela­tif à la valorisation des instruments financiers.
La correction d’erreur comptable de general Elec­tric a pour origine un point de technique comptable et se révèle sans aucune conséquence sur sa solidité fi­nancière et la qualité de sa gouvernance, et se fait dans la plus grande indifférence générale.
Y a-t-il donc des erreurs comptables à impact va­riable ? et qui sont ces comptables modernes qui se trompent plus que leurs homologues d’autrefois à manches de lustrine ?
En fait, il est rare que les comptables se trompent. Les véritables erreurs matérielles en comptabilité sont en effet peu fréquentes du fait des procédures de vali­dation des logiciels, des règles de contrôle interne et de l’ampleur des procédures d’audit externe .
En pratique en dehors des fraudes, les erreurs dont il s’agit relèvent principalement de l’interprétation des normes ou de problèmes d’estimation et de valorisa­tion. Le degré de complexité de certains textes comp­tables, comme les normes relatives aux instruments fi­nanciers ou aux modalités de reconnaissance du revenu , joint à la difficulté d’estimation des risques dans l’environnement moderne, expliquent la plupart des corrections d’erreurs conduisant à une nouvelle publication des états financiers.
En général, les corrections d’erreurs non significati­ves au regard des comptes publiés sont ajustées par le biais du compte de résultat de l’exercice où elles sont découvertes, sans que la communication financière en soit affectée.
Dans le cas contraire, il peut y avoir une correction et une nouvelle publication des comptes des exercices antérieurs, mais alors, un effort sera nécessaire au lec­teur des comptes pour se faire une opinion sur les cau­ses et les conséquences de cette correction.

,

Vidéo : la comptabilité : erreurs

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : la comptabilité : erreurs

https://www.youtube.com/embed/MgmdVIXE3oQ

← Article précédent: la comptabilité : clôture Article suivant: la comptabilité : retraitements


Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles de tout le site